lundi, 25 février 2008
COMMENT MINER LA REPUBLIQUE ? Le choix du communautarisme ou le spectre de la discrimination "positive".
La France, incarne une République laïque. Fondée sur la devise « liberté, égalité, fraternité » la conception française de la Nation pourrait se résumer ainsi : les français forment une communauté d’individus ayant des racines communes, entrelacées par l’histoire[1], cette communauté désire regarder l’avenir d’un même élan, unis par l’envie de partager et de défendre certaines valeurs. Cette conception de la Nation n’est donc aucunement basée sur un droit du sol ou du sang[2] et encore moins sur une quelconque appartenance religieuse puisque notre Etat se veut laïque[3]. Ici, le politique n’est pas censé se mêler du religieux et inversement, le religieux se doit de rester étranger aux questions politiques.
La personne dont j’ai décidé de vous parler a été victime de « discrimination positive ». En cela, elle se trouve unie à certains jeunes issus de l’immigration, nous y reviendrons. Etrange sentiment que de se sentir étranger dans son propre pays. Sentiment désagréable, révoltant, inacceptable et dangereux pour la République. J’ose espérer que dès la fin de cet écrit, si ce n’est déjà fait, nous conviendrons ensemble de la bombe à retardement que cette politique introduit sournoisement dans notre pays et que le vrai combat pour créer du lien social réside en la défense d’un idéal Républicain insaisissable et trop souvent piétiné dans les faits.
En fait, notre pays est miné par une inégalité réelle qui se substitue, cela depuis les lumières[4], à une égalité formelle. C’est ce constat, dans un contexte de profonde crise du modèle social démocrate, de l’Etat providence[5] et à l’ère de l’explosion des violences urbaines (manifestation de la ségrégation et de la stigmatisation de certaines populations, nouvelles « classes dangereuses ») qui, convenons-en dès maintenant, a fait prendre aux décideurs la voie glissante de la discrimination positive[6]. A travers cet écrit et l’exemple concret qu’il rapporte sur la nature de la discrimination positive, je souhaiterais vivement contribuer d’une part à ôter un certain flou concernant cette politique pour le moins dérangeante et, d’autre part, dénoncer le manque de débat démocratique, l’étrange mutisme médiatique[7] autour de cette question de discrimination positive qui s’attaque sournoisement aux fondements même de notre République.

Rentrons dans le vif du sujet. Commençons par évoquer deux entretiens d’embauche prometteur pour l’un, troublant pour l’autre que notre ami a passé les 27 août et 14 septembre 2007 pour une offre particulièrement intéressante eu égard à son projet puisque cette offre réunissait un contrat aidé (CAE)[8] à durée déterminée à temps partiel de 12 mois et une préparation au concours en CPAG[9], le tout rémunéré comme un temps plein au SMIC horaire.
L’offre qui paraît sur le site Internet de l’ANPE mentionne 3 conditions d’éligibilité, à savoir être titulaire d’un bac+3, résider en ZUS, ZFU ou ZRU[10], et souhaiter préparer un concours de catégorie A ou B dans la fonction publique. Une véritable aubaine pour celui dont je vous parle. Rmiste, il répond parfaitement à tous les critères ci-dessus[11], il est particulièrement motivé pour se sortir d’un assistanat plus que pesant (fins de mois difficile, séances pénibles à l’ANPE, flicage dans le cadre du contrat d’insertion, sentiment d’inutilité sociale, dévalorisation, stigmatisation subie du cas social[12]…) et pour intégrer la Fonction Publique afin de servir son pays.
Convaincu que seuls les meilleurs seront pris, conscient, a priori, qu’un CAE s’adresse à un public rencontrant des difficultés d’insertion pour accéder à un emploi stable, notre ami décide de donner le meilleur de lui-même pour que l’âpre sélection à laquelle il s’attend finisse par tourner à son avantage, cela sans compter sur son statut de bénéficiaire du RMI et avec la ferme intention « d’entrer dans la danse » (s’insérer, gagner sa place dans cette société qu’il a souvent le malheur de trop bien comprendre mais qu’il décide d’accepter en « faisant son bonhomme de chemin »). Il a l’ambition d’un compétiteur fair play : « il y a quinze places, j’en mériterai une au forceps ! » se dit-il alors. Il est prêt à en découdre dans les règles, à se battre contre le trac qui le martèle et qui écourte ses nuits depuis le soir du 20 août 2007 où il a pris connaissance de cette offre. Le seul esprit qui l’anime alors est celui de la réussite de cette étape, celui de démontrer sa motivation et son potentiel. Bref, logiquement, il désire faire prendre conscience aux personnes qui choisiront qu’il mérite sa place. Il ne se présente pas pour faire de la figuration et entend bien le faire savoir.
Après un premier entretien (une présélection) dans les locaux de l’association émettrice de l’offre à la fin du mois d’août 2007, rendez–vous est pris pour un entretien prévu à la mi septembre. Cet entretien réunira un jury de sélection (composé, aux dires de l’association, du Directeur du CPAG[13], du CNFPT[14], du Sous-préfet, et des DRH[15] des collectivités qui recrutent[16]). La pression monte. Notre candidat passe des heures à travailler son argumentaire, constitue un dossier (CV, lettre de motivation, diplômes, ensembles des certificats de travail des postes qu’il a précédemment occupé, demandes antérieures pour des CAE[17], éléments de préparation du concours). Le tout sous transparent, dans un organiseur. Il y joint un dossier traitant de l’élaboration du PDU[18] d’une communauté d’agglomération qu’il a réalisé au cours de sa licence car il trouve important de souligner qu’il s’intéresse depuis longtemps aux politiques publiques et notamment à celles qui tournent autour de l’urbanisme puisqu’il compte présenter la spécialité urbanisme et développement des territoires au concours d’Attaché Territorial. La veille de son entretien, il est fin prêt.
Il saura qu’il n’a pas été retenu, par téléphone, le vendredi 5 octobre 2007. A vrai dire, il s’y attendait étant donné la révélation qui lui avait été faite le jour de l’entretien. Quand bien même il aurait été pris, il envisageait, me dit-il, de lutter contre cette pratique dite de « discrimination positive » tant elle lui apparaît depuis ce fameux jour comme une aberration, une bizarrerie en matière de politique de lutte contre l’exclusion. Si il avait été choisi, il m’assure qu’il aurait posé la question de savoir ce que pensaient les autres sélectionnés d’une telle pratique. Désormais, il est bien curieux de savoir si ce qui lui a été dit l’a été à d’autres candidats déchus, quelle est l’origine ethnique des candidats retenus et surtout quelles sont les raisons officielles qui ont écarté sa candidature[19].
« J’ai véritablement l’impression qu’on m’a volé ma place, je dis cela car je connais les raisons qui m’ont exclu de ce dispositif, elles sont inacceptables » me dit-il. Il m’explique ensuite qu’il est certain que si il n’avait pas eu droit à de tels propos il n’aurait pas accepté facilement cet échec tant il a travaillé sa candidature et tant il porte en lui l’amour de son pays et des valeurs républicaines. Il ajoute qu’il est conscient de sa valeur (malgré ce que semble en penser son conseiller ANPE et son référent dans le cadre du contrat d’insertion imposé à tout Rmiste…). Il affirme qu’il aurait fini, en dehors de tels propos, par se dire qu’il n’avait pas été à la hauteur, qu’il y avait eu meilleur que lui, qu’il ne méritait pas cette place à laquelle malgré tout il aspirait.
A l’heure où je vous parle la situation est tout autre : notre ami (reconnaissez bien qu’il vous est sympathique au moins parce que vous n’apprécieriez pas de vous trouvez dans sa situation) a subi une discrimination à l’embauche, discrimination orchestrée par les pouvoirs publics, dans son propre pays. Ayant du caractère, il n’entend pas se laisser faire sans mot dire. C’est avec le courage du désespoir qu’il me dit que nous sommes encore en démocratie et qu’il entend bien user de la liberté d’expression pour « faire du bruit avec cette histoire ». A ce titre, que dirait un « jeune issu de l’immigration » face à une telle situation ? Se priverait-il de saisir SOS racisme, la HALDE ou je ne sais quelle autre association, voire même de porter plainte pour discrimination à l’embauche ? J’espère que non et je suis convaincu que La Raison serait de son côté. Personnellement je le serai. La loi le serait-elle ?[20]
Lorsque pareille situation se produit pour un poste dans le privé, pour accéder à un logement ou rentrer en boite de nuit elle est jugé inacceptable (condamnée par la loi et la société, au moins formellement). Doit-il en être autrement pour les dispositifs d’aides aux populations en difficulté ? La discrimination à l’égard d’un « pure »[21] français est-elle moi grave que celle pratiquée à l’égard d’un «français beurre, noir ou jaune » ? La France n’est pas Une, heureusement pour la diversité et malheureusement pour l’unité. La discrimination positive ne fera rien pour arranger les choses. Le communautarisme semble avoir de beaux jours devant lui et son petit frère le racisme un terrain fertile sur lequel se développer… Les promoteurs de la discrimination positive exhortent l’équité en lieu et place de l’égalité bafouée (d’une inégalité dans les faits), c’est le « donner plus à ceux qui ont moins » de N. Sarkozy[22]. Il faut bien comprendre que ceux qui ont peu (les français moyens et maintenant les français moyens non issus de l’immigration) sont lésés : on encourage la division entre les assistés qui sont visés par les politiques sociales et ceux qui ont beaucoup qui de toute façon ne souffrirons pas de ces politiques (« patrimoine sécurise » pourraient-on dire), tout cela en créant de dangereuses tensions entre ceux qui ont peu et ceux qui bénéficient sous leur nez, à leur détriment, de ces politiques. En fait, il semble que l’on créer une nouvelle classe d’exclus, peu être les indésirables de demain, fils d’ouvriers de zones industrielles en friche, d’agriculteurs en zones rurales, de naufragés de la vie, «d’anciens français »[23]…
En fait, il semble bien qu'on ait décidé de corriger une inégalité en en créant une nouvelle (pour créer de nouveaux français ?)[24]. Qui a décidé cela ? La population a-t-elle véritablement été consultée sur ces pratiques ou n’est elle bonne pour partie qu’à subir une évaluation empirique ? La population connaît elle les tenants et les aboutissants de la très curieusement peu médiatique « discrimination positive» ? N’est-on pas en train de miner la République sans crier gare ? Je crie gare ! Et vous ?!
L’injustice créée par les lois du marché est une chose, la discrimination qu’elle entraîne est directement liée au pouvoir d’achat et à la propriété. Elle est parfois difficilement acceptable, a occasionné, occasionne, et occasionnera des conflits d’intérêts et donc des tensions et de l’exclusion. Cependant, elle a au moins le mérite d’être claire et précise, et paradoxalement logique en termes de paix économique et sociale. En ce sens, nul n’ignore qu’un propriétaire est censé pouvoir louer son appartement (son bien) à qui il veut[25] ou bien même d’en disposer, que le fait pour quelqu’un de posséder quelque chose exclu une autre personne de posséder la même chose ou bien encore que le prix discrimine par nature[26]. Néanmoins, avec ce que la personne dont je vous parle vient de subir[27], je réalise, et j’espère que vous aussi lecteur, citoyen français, vous réalisez qu’à l’avenir, nul n’est censé ignorer que l’injustice liée à la discrimination positive plane au dessus de nos têtes, qu’elle s’institutionnalise. J’extrapole un peu dans la mesure où j’ai peut être la fausse impression que le cas de mon ami est un cas d’école. J’ai même la prétention (j’accepte volontiers que l’on me taxe d’en avoir l’ambition) qu’il permette de déclencher un véritable débat public en France. Notre France qui ne sait pas trop où elle va et qui n’a pas le droit de se laisser voiler la face[28]…
Notre Nation est basée sur une histoire et des valeurs communes, sur la volonté de partager notre futur, ensemble. Ensemble, parce qu’être français ce n’est pas une couleur de peau, une origine ethnique ou religieuse. Etre français, c’est pouvoir se regarder en face sans honte, c’est pouvoir regarder tous ensemble dans la même direction vers un avenir prometteur qui permettra aux individus de se réaliser au cœur d’un projet avouable de société. C’est possible. A nous de voir si ce que nous voulons c’est un réel éclatement du Pacte Républicain[29] ou bien si la société que nous désirons aura au moins l’ambition de croire en la fonction heuristique, éclairante de l’utopie, de croire en une vraie alternative au modèle de société que l’on s’apprête à laisser à nos enfants. Le modèle qui doit nous faire rêver n’est certainement pas celui dans lequel les pouvoirs publics se mettraient à pratiquer la discrimination à l’embauche. Que celle-ci soit hypocritement appelée « discrimination positive » ne doit pas nous faire oublier qu’elle est avant tout une discrimination, donc une injustice inacceptable dans l’Etat de droit. C’est une honte, une tension sociétale de plus qui devra être assumée par les générations à venir. Et tout cela pour obtenir une mascarade de paix sociale aujourd’hui. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ?
En effet, les « jeunes issus de l’immigration » ont, semble t il, obtenu des « retours positifs » en brûlant des voitures [30]. Il fallait les récompenser, c’est vrai. Trop beau spectacle que de voir brûler la voiture de son voisin, bien souvent luttant pour se maintenir la tête hors de l’eau… Ceux que l’on appelle « minorités visibles » sont l’exemple type du marketing auquel se livrent nos dirigeants. Je m’explique. Cette politique de discrimination positive est légitimée par le fait qu’elle est censée étouffer le feu qui brûle dans certains quartiers. On calme les « minorités visibles » pour exciter les « minorités invisibles », celles qui ne posent pas de problème d’ordre public. Mais jusqu’à quand cela durera-t-il ? Que feront les laissés pour compte des politiques discriminatoires demain ? Pour ma part, je m’exprime avant qu’il ne soit trop tard au nom de mon ami dont le cas me touche particulièrement. Ce dernier a le sentiment d’appartenir à cette classe de laissés pour compte mais c’est un brave type, fort psychologiquement, il fera en sorte de ne pas sombrer dans une « résilience négative ». Par contre, pour l’heure il se dit qu’il ne peut plus envisager d’évoluer dans la fonction publique tant ce qu’elle a pu faire, fait et fera certainement mérite la plus grande vigilance[31]. Je lui dis qu’au contraire il faut qu’il continue sa route car sinon ses futurs détracteurs pourront tenter de l’écraser en lui rétorquant que le vraie raison qui l’avait écarté de ce poste était son manque de motivation et son caractère de fauteur de troubles. Mon ami sourit. Il me répond qu’aujourd’hui ils n’auraient plus tout à fait tort mais qu’hier ils n’auraient pas pu dire ça face à lui. Pour ma part, je pense que c’est un beau gâchis…
[1] Histoire constituée d’épisodes plus ou moins glorieux dont les générations présentes ne sauraient être tenues pour responsables mais qu’elles doivent cependant assumer (« épisode » de la colonisation par exemple).
[2] Ici réside la différence fondamentale avec la conception allemande de la Nation.
[3] Evitons à certains réactionnaires religieux de dénoncer l’identité chrétienne de notre civilisation (le calendrier grégorien, les moyens donnés à l’Eglise pour construire ses lieux de culte avant la séparation entre Etat et religion en France, le fait pour l’Etat de juger bon de participer à l’entretien de certaines cathédrales faisant partie du patrimoine national…) tout comme nous ne nous permettons pas de remettre en cause l’identité shintoïste du Japon ou musulmane du Maroc. Réalisons ici que toute civilisation est avant tout religieuse, c’est un fait. La laïcisation est un processus à géométrie variable et évolutif dans le temps, fonction des pays et des époques.
[4] En effet, le principe d’égalité est tronqué dès son apparition : c’est un idéal vers lequel la société doit tendre. A ce titre, l’avènement de la République va de pair avec l’instauration d’une égalité formelle propre selon certains à asseoir la domination bourgeoise au dépend de la noblesse décapitée avec Louis XVI mais aussi, en quelque sorte, du prolétariat qui passe d’une domination à une autre. L’avènement de la République a ouvert une porte, la voie vers un idéal qui scintille au bout d’une route caillouteuse mais qu’il ne faut pas espérer atteindre d’aussitôt.
[5] P.Rosanvallon « La crise de l’Etat Providence », éditions du Seuil, 1981.
[6] Le constat d’un ascenseur social en panne, l’hypocrisie de l’intégration par assimilation, les violences urbaines qui mettent en scène les fameuses « minorités visibles » sont directement à l’origine du mal nouveau (d’une mauvaise solution pour corriger l’inégalité réelle) que constitue à mon sens la politique de discrimination positive.
[7] Notez que si l’on peut parler d’un « mutisme médiatique » c’est qu’à la différence de certains problèmes politiques ou sociaux hyper médiatisés (violences urbaines, chiens dangereux, immigration clandestine, train de vie de l’Elysée etc.) règne un silence inquiétant autour de la question de la discrimination positive et de ses dérives possibles et effectives. En fait, il apparaît que cette question souffre d’une véritable crise de transparence, d’un manque flagrant de vulgarisation pour le « bas peuple ». Curieusement, le débat reste cantonné aux intellectuels, à l’élite, alors que les aboutissants (les victimes et les bénéficiaires) de la discrimination positive se situent dans la frange la plus précaire de la population française.
[8] Contrat d’Accompagnement à l’Emploi, type de contrat aidé destiné aux personnes rencontrant des difficultés d’insertion.
[9] Centre de Préparation à l’Administration Générale.
[10] Zone Urbaine Sensible, Zone Franche Urbaine, Zone de Redynamisation Urbaine que l’on peut définir comme des aires géographiques (des périmètres) de lutte contre l’exclusion en matière de politique de la ville. Dès lors, se profile une discrimination positive territoriale / géographique pour laquelle les seuls critères discriminants sont d’ordre socio économiques ce qui en soit n’a rien de choquant. En fait, ont peut identifier trois types de discriminations positives : la première est légale, c’est ce qu’on appelle la « parité », (elle exige un certain quota de femmes sur les listes électorales par exemple) ; la seconde est territoriale (cf. ci dessus) légale aussi elle répond à une volonté de favoriser des territoires et par la même les personnes de ces territoires ; enfin, la troisième discrimine les individus en fonction de critères obscures et tabous puisque se mettent en place une logique de sélection en fonction des origines ethniques et des quotas douteux brisant le mythe de l’égalité formelle et tordant le coup à la méritocratie…
[12] Heureusement, me confie-t-il, il n’est pas seul (il a trouvé l’amour), sinon il aurait pu lâcher prise et devenir mauvais. Rousseau, avec sa citation « l’homme naît bon et c’est la société qui le corrompt » quoique emprunte d’un certain idéalisme avec son « bon sauvage » ne croyait pas si bien dire !
[13] Cf. note 5.
[14] Centre National de la Fonction Publique territoriale.
[15] Directeurs des Ressources Humaines.
[16] A ce jour, soit plus de 5 mois après l’entretien et malgré de nombreuses démarches en ce sens, mon ami n’a pas pu obtenir les noms et fonctions des membres du jury qui étaient présents ce jour la.
[17] Remarquons ici qu’il avait déjà postulé auprès des collectivités territoriales pour un CAE. Cet élément démontre que l’offre à laquelle il fait référence n’est en aucun cas à l’origine de son projet de passer un concours en 2008, il n’a jamais été opportuniste et encore moins arriviste. Il pense que cet élément prouve sa motivation : l’offre est faite pour lui.
[18] Plan de Déplacements Urbains (politique de planification des déplacements en ville).
[19] A ce jour, il sait qu’il est le seul à avoir eu droit à de tels propos. Il sait également que les candidats retenus appartiennent tous à la même ethnie. Enfin, il s’étonne encore de n’avoir pu obtenir aucune information quant aux raisons officielles qui ont écarté sa candidature.
[20] Tout le débat de cet écrit est là. Comment peut-on pratiquer ce genre de politique manifestement très impopulaire sans aucun débat démocratique préalable ? D’où vient cette politique, qui en est responsable ?
[21] Cette distinction est celle que risque d’institutionnaliser la discrimination positive. En effet, elle est dictée par des critères ethniques et religieux, la couleur de peau et la confession distingueront plusieurs catégories de français. Chacun souhaitant logiquement être dans la « bonne catégorie » c'est-à-dire dans celle bénéficiant des politiques sociales, la société ne s’en trouvera que davantage divisée (communautarisme oblige), le clientélisme exacerbé et le racisme attisé.
[22] Que dirait-il si, ses enfants ayant peu, travaillant plus pour mériter plus, se voyaient refuser un emploi sous prétexte qu’on avait atteint le quotas de fils de fils d’immigrés hongrois ou bien encore parce qu’on juge qu’il ont plus que ceux qui ont juste un peu moins qu’eux ? Lecteurs, souriez c’est voulu…
[23] Par opposition au « nouveau français » chanté par la très en vogue Amel Bent…
[24] Comme « on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », il semblerait qu’on pense ne plus pouvoir faire société française sans classer des gens selon leur héritage génétique et/ou leur religion. Il semblerait qu’au lieu de se donner les réels moyens de corriger des comportements racistes on plante un arbre peu productif en terme de paix sociale et, à l’inverse même, prolifique en terme de tension et déclencheur d’une nouvelle vague de racisme en terme de population car les victimes changent mais le mal reste le même.
[25] Son choix peut-être dicté par les critères les plus obscures et les moins avouables…
[26] Une personne à faible revenu n’aura pas accès aux mêmes produits que celle qui possède un revenu confortable.
[27] Est-il le seul aujourd’hui à avoir vécu une telle expérience ? Combien de victimes de cette pratique honteuse avant une prise de conscience de l’opinion ?
[28] Ici, je suis bien loin d’évoquer le « voile d’ignorance » de J.Rawls, philosophe américain qui avec sa « Théorie de la justice sociale » (1971) fixe les fondements de la politique de discrimination positive (« positive action » aux USA).
[29] D’autres diront du contrat social, de ce qui fait notre société. Pacte républicain mis à mal il est vrai dans les faits mais dont l’idéal est fait pour réunir les individus et non pour les diviser.
[30] Il est indéniable que les violences urbaines de ces dernières années sont à l’origine d’une nouvelle tentative des décideurs pour étouffer le feu…
[31] Au regard de l’histoire et de la nature même de la fonction publique : mise en œuvre, exécution des politiques décidées au niveau hiérarchique supérieur (Etat, collectivités territoriales…)
19:00 Publié dans société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société, justice sociale, communautarisme

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